Do not let what you cannot do interfere with what you can do
Peut-être avez-vous remarqué, devant nos monuments et dans nos musées, des étrangers qui tiennent à la main un livre ouvert, un livre où ils trouvent décrites, sans doute, les merveilles qui les environnent. Absorbés dans cette lecture, ne semblent-ils pas oublier pour elles, parfois, les belles choses qu’ils étaient venus voir ? C’est ainsi que beaucoup d’entre nous voyagent à travers l’existence, les yeux fixés sur des formules qu’ils lisent, dans une espèce de guide intérieur, négligeant de regarder la vie pour se régler simplement sur ce qu’on en dit, et pensant d’ordinaire à des mots plutôt qu’à des choses. Mais peut-être y a-t-il plus et mieux ici qu’une distraction accidentelle de l’esprit. Peut-être une loi naturelle et nécessaire veut-elle que notre esprit commence par accepter les idées toutes faites et vive dans une espèce de tutelle, en attendant l’acte de volonté, toujours ajourné chez quelques uns, par lequel il se ressaisira lui-même.
Growing Up
Gardiennes fidèles des secrets de nos pas
Réunies un instant
A la croisée de nos coeurs
Nos ombres s’étirent
Distordent le réel
Illusions, destinées, parallèles ou liées
Solitaires ou mêlées, à chacun son idée

Sourire transcendant
Impression fugace et infinie
Fondre mon sourire dans le tiens
Le sourire de l’univers
Spectacle surnaturel - Tu sais - Le même lorsque le ciel s’ouvre
Ses nuages lourds transpercés par les rayons radieux, irradiants du soleil
Cela en l’espace d’un instant - Éclaircie de l’âme
Qui pourtant dans la poitrine fait l’effet transcendant de l’éternité
Get over your corporeal fear; we’re fucking dying, I find you fucking gorgeous, we don’t have for fucking ever. If you can’t accept that and see me because you don’t want to see me as much as I want to see you then fine
Mattbrand
(Merci d’exister… de me faire exister)
Fucking Technology
Poussières en suspens dans la sphère informationnelle
Les tiennes et les miennes, en interactions gravitationnelles
Autour du néant.
Subdivisions de nos êtres en mots creux qui se perdent, en images en 2D
Implosions non contrôlées
Échantillons de nous démultipliés, encapsulés, propulsés à la chaîne
Dispersés, à la dérive
- Dans l’apesanteur de l’oubli et la pesanteur de nos solitudes.
Te croyais-tu étoile ?
Tu l’es - étoile filante : dans ta course éphémère tu te désintègres
Qui es-tu déjà ? Qui es-tu ?
Bientôt tu n’es plus rien (as-tu déjà été ?)
Rien d’autre que le silence à nouveau - froid, minéral
Et l’immobilité de la mort
Dans ce ciel sans idée, ce ciel qui n’a jamais parlé
Ainsi mes yeux te cherchent et ne te trouvent pas
Mon esprit se heurte à tes mots en orbite, sans les reconnaître
Seul mon cœur - concept ex nihilo ? - garde ta trace
Lui seul défend ta cause

Douleur fertile
Tintent les cordes, éclaboussent les notes
De-ci, de-là
Vibrations de saisons tout à coup autonomes
Ainsi mes doigts écopent mon âme
Et frêles encore ils se démènent
Douce douleur je te retrouve
Et les sons se faufilent en toi
Sèment le flou - ce flou que j’aime
Entre souffrance et joie intense - quand cette souffrance engendre la vie

Double tranchant
En garde !
Je me battrai pour toi - avec toi… Contre toi
Sortons les mots de leurs fourreaux
Et que ton épée me blesse - elle tranchera mes liens
Et forgera la mienne.

Miroir narcissique
I - I hate you - fucking hate you
C’est vide et c’est vague
Je sais, je sais
Je t’aime - je t’aime autant que je te hais
Je ne te connais pas
Des souvenirs, des bouts, de toi - figés, figés, figé
…
A force de penser j’en sais trop pour rêver, je suis âgée, usée
Tu ne me connais pas
Mon coeur est plus solide quand il est froid
Tu sais
Je suis vide, je divague
I - I hate myself - my fucked up self
Shinobise is me
Construite et brisée je me construis encore
Toujours
Comme vous ? Comme l’univers…
Entre bravoure et peur
Jusqu’à la mort - Nuit suprême de notre jour filant -
